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Chaufferie

 

Douai/Sin : Visite de l'écoquartier du Raquet

 

Chaufferie

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Sa cheminée pointant dans le ciel du Raquet ne vous a certainement pas échappé. Depuis fin 2014, la chaufferie nouvelle génération alimente le secteur des Epis et du Raquet avec un réseau de chaleur reposant essentiellement sur le bois.

En 1973, la ville de Sin-le-Noble mettait en place son système de chauffage centralisé, évitant ainsi la présence d’une chaudière ou d'une chaufferie par bâtiment. Cette chaufferie, composée de trois brûleurs, reposait alors sur le fuel, le charbon et le gaz. En 2013, la chaufferie des Epis et du Raquet a été transformée pour fonctionner en grande majorité au bois/biomasse (à 75% en moyenne), c'est-à-dire avec des résidus de bois de forêt broyés. Deux énormes chaudières (comparables à de gigantesques inserts) ont été installées à côté des équipements d’origine rénovés.

Pourquoi un réseau de chaleur urbain ?

L’ensemble de la production de chaleur est regroupé et un réseau de canalisation apporte chauffage intérieur et eau chaude sanitaire dans chaque bâtiment. Un échangeur de chaleur est installé dans chaque immeuble pour la répartir entre les logements, ce qui n’empêche pas les habitants de régler leur thermostat selon leur convenance. C'est à la société Dalkia qu'a été déléguée, par la ville de Sin-le-Noble, la gestion de cet imposant équipement, desservant 1 600 équivalents-logements. Ce réseau de chaleur est également relié à des équipements publics comme la Maison de l’écoquartier, le futur centre aquatique, le groupe scolaire, le centre hospitalier ou le centre commercial Auchan. Le réseau de chaleur urbain a plusieurs vertus : écologiques (utilisation de bois et non d'énergies fossiles, installation collective plus fiable et moins polluante, ...) et économiques (TVA réduite à 5,5% car utilisation du bois à plus de 50%, équipement plus performant et consommant moins d'énergie).

 
 

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Le réseau de chaleur a de nombreuses vertus, écologiques notamment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment ça marche ?

La chaufferie repose sur deux grandes sources de chaleur : le bois et le gaz. A noter la présence d'un système de cogénération (un moteur au gaz générant électricité et chaleur), la revente d'électricité permettant de diminuer le coût de la chaleur. Le bois qui provient de la région est stocké et séché sur des plates-formes de préparation puis arrive par camion à la chaufferie. En période normale, un camion de vingt-cinq tonnes alimente quotidiennement (du lundi au vendredi) la chaufferie. Cela peut aller jusqu'à trois par jour en période de grand froid. Chaque année, en moyenne, 8 000 tonnes de bois sont consommées. Le bois broyé est stocké dans un silo puis envoyé dans l'une des deux chaudières en fonction des besoins. La chaleur produite est acheminée, sous forme d’eau chaude, jusqu'aux bâtiments raccordés via un circuit souterrain de tuyaux. A noter qu'une fois la biomasse brûlée, les poussières les plus fines sont piégées par un filtre et une partie des cendres, une fois récupérée, est transformée en engrais.

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2018 08 10 15h13 34

SIN-LE-NOBLE

La chaufferie biomasse du Raquet aurait besoin de plus d’abonnés

Françoise Tourbe 15/09/2016

Les conseillers municipaux ont adopté un avenant à la convention qui lie la ville à Dalkia pour l’exploitation de la chaufferie biomasse du Raquet. L’occasion de faire le point sur cet équipement en service depuis un an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle a été pensée pour un quartier du Raquet censé se développer dès 2012. Mais jusqu’ici, il faut bien avouer que les logements se sont construits au compte-gouttes… Du coup, la magnifique chaufferie biomasse du Raquet se sent bien seule. Mardi soir, les conseillers municipaux sinois se sont penchés sur son cas.

La ville a délégué l’exploitation de cette chaufferie à l’entreprise Dalkia qui accuse, à cause du décalage dans le développement du quartier, un manque à gagner de 390 000 € par an. Si on y ajoute que la construction de l’équipement a coûté 2,4 M€ de plus que prévu et qu’une subvention de l’ADEME est inférieure de 476 000 € à ce qui était attendu, il y a de quoi faire la grimace.

Le centre hospitalier abonné

Face à cette situation, Dalkia n’est pas restée les deux pieds dans le même sabot et est partie à la pêche aux nouveaux clients. Elle a notamment ramené dans ses filets un abonné de poids : le centre hospitalier de Douai. Elle attend aussi avec impatience l’ouverture du centre aquatique Sourcéane qui devrait lui permettre de mieux amortir sa chaufferie. «  Et le marché immobilier se relance, actuellement, ce qui devrait permettre au Raquet de se développer  », renchérit Christophe Dumont, le maire de Sin-le-Noble.

En attendant, le contribuable sinois sera impacté à la marge puisque la ville de Sin va signer un nouvel avenant à la convention qui la lie à Dalkia pour un montant de 12 147 €.

Du côté de Dalkia, on précise bien que les abonnés du Raquet ne sont pas pénalisés par le surcoût que subit la société. On fait même valoir que grâce à l’utilisation de la biomasse, le prix de la chaleur produite dans cette chaufferie compte parmi les plus bas au nord de Paris. Et on insiste bien sur les 9 000 tonnes de dioxyde de carbone non émises chaque année. Autant de gagné pour l’environnement.

Autre avantage de l’utilisation de la biomasse : elle ouvre droit à un taux de TVA réduit à 5,5 % au lieu de 21 % lorsque l’on produit de la chaleur à partir d’énergies fossiles.

Hausse en vue pour le gaz naturel

Et on peut signaler que la loi de finance 2016 prévoit de répercuter la contribution climat sur les tarifs du gaz naturel. La taxe qui y est attachée devrait augmenter de 112 %, ce qui représentera une hausse de 15 % du prix du gaz d’ici à 2020. Une augmentation dont la vertueuse chaufferie biomasse sera exonérée.

Mis en service en septembre 2015, l’équipement sera inauguré le 18 octobre.

 

 

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2018 08 10 15h13 34SIN LE NOBLE

Sin-le-Noble et Douai : le grand projet de l’écoquartier du Raquet à l’épreuve de la réalité.

Françoise Tourbe 05/06/2016

Le projet d’écoquartier du Raquet, à cheval sur Sin-le-Noble et Douai, devait être le plus grand de France. Il était censé accueillir des milliers d’habitations à l’horizon 2020. Avec un rythme de quatre-vingts logements par an, on est loin du compte. Ce qui a fait débat au conseil municipal de Sin.

C’est Vincent CAMPISANO qui a mis les pieds dans le plat, lors de la dernière réunion du conseil municipal de Sin-le-Noble : « Il se construit quatre-vingts logements par an, en moyenne, depuis 2012, dans l’écoquartier du Raquet. Cela n’a rien à voir avec le bébé qu’on nous a vendu en 2008… », lâche-t-il. Vincent CAMPISANO faisait en 2008 partie de la majorité municipale, aux côtés de Christian ENTEM… Et il enfonce le clou : « Il devait y avoir 3 500 logements dans ce quartier à l’horizon 2020. Sin-le-Noble devait dépasser les 20 000 habitants dans les vingt ans. On est loin du compte ! Au rythme où nous allons, il nous faudra plus de quarante ans pour y parvenir. Ce qui me gêne, c’est que la ville s’est mise sur le dos des emprunts pour aménager ce quartier et que le résultat n’est pas là… »

« On n’aurait pas pu gérer un tel afflux de population »

Christophe Dumont, le maire actuel, relativise ce point de vue… La crise est passée par là, explique-t-il, avec la frilosité des banques à prêter aux accédants à la propriété. L’immobilier est en panne au niveau national, la problématique n’est donc pas uniquement locale… « Mais de toute manière, cela me va bien, ce développement maîtrisé de l’écoquartier, assume-t-il. Je préfère cela à une arrivée massive de population. Cela nous donne le temps de nous adapter. De prévoir les équipements correspondants. Dans le cas contraire, nous n’aurions pas pu faire face aux investissements nécessaires. Ce rythme raisonnable du développement du Raquet est une bonne nouvelle pour les finances de la ville. »

Coup de projecteur

Pour Christophe Dumont, l’ouverture du centre aquatique à la fin de l’année sera « un formidable coup de projecteur » sur le quartier. « Il faut bien dire que jusque-là, au Raquet, on voyait surtout des bulldozers en train de creuser. Cela n’aide pas à se projeter quand on s’apprête à investir dans un logement pour lequel on va s’endetter. »

Josyane Bridoux, qui était elle aussi adjointe au maire aux côtés de Christian ENTEM en 2008, a rappelé que le projet avait en fait été porté par la municipalité précédente. « Il a évolué vers le raisonnable, et c’est très bien. Nous nous sommes battus à l’époque, avec Christian ENTEM, pour que soit ajoutée une zone d’activités économiques avec l’Éco parc. Nous l’avons obtenue et nous nous en félicitons. »

 

 


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Date de dernière mise à jour : 11/08/2018