Interférences aux Géraniums

 
Res. Les Géraniums
 
 

Depuis 2011 Christiane se bat pour faire cesser les perturbations de sa liaison internet. Voilà deux ans qu’elle cherche à savoir pourquoi ses communications téléphoniques s’interrompent brutalement. La même chose pour son film à la télé ou sa station Radio. Elle a contacté son opérateur internet qui n’a trouvé aucun problème sur l’installation. Après des mois dans cette situation et finalement une intervention de l’ascensoriste et du responsable technique chargé des ascenseurs pour NOREVIE, la piste d’interférences avec l’installation téléphonique a commencé à être explorée. En effet, les communications sont interrompues chaque fois que l’ascenseur se met en marche. Il n’a pas été facile de découvrir cette coïncidence fâcheuse. D’autres locataires sont aussi concernés et ont cru à un disfonctionnement de leur liaison internet. 

 
 

Elle s’est adressée à NOREVIE par courrier pour savoir quelles dispositions le bailleur comptait prendre pour résoudre cette anomalie qui empoisonne le quotidien et la prive de l’usage paisible de son logement comme la loi l’impose au bailleur. Comme la réponse du bailleur se faisait attendre, elle s’est rapprochée d’Antoine son voisin du dessous membre de l’association de locataires « DOUAI Centre ville CGL ». Lui aussi, est en butte aux mêmes désagréments téléphoniques et n’arrive pas à mener à son terme une communication téléphonique sans coupure. 

 
Sourd

Il a fallu attendre le mois d’août 2013 pour que Christiane reçoive une réponse à un courrier envoyé début mai et les interventions de l’association puis de Pierre FLAHAUT élu locataire CGL au Conseil d’Administration de NOREVIE. Cette réponse a été décevante quant aux perspectives données et le ton quelque peu ironique a provoqué parmi les personnes concernées un certain agacement. Le manque d’empathie pour les difficultés quotidiennes du locataire qui ne peut profiter normalement de la TV, le Téléphone, la Radio jour après jour depuis plus de deux ans à été flagrant. Il apparait également à la lumière Une   L’absence de solution immédiate d’abord sur un ton ironique a fait apparaître une réelle difficulté technique pour trouver une solution aux tracas de Christiane mais aussi une difficulté pour NOREVIE de communiquer avec ses locataires d’une manière constructive. 

 
 

La CGL a profité de la proximité du Conseil de Concertation Locative du 6 novembre pour inscrire ce sujet à l’ordre du jour.

NOREVIE s’est contentée de minimiser le sujet en parlant d’amélioration qui ne se s’est vérifiée sur le terrain invoquant des difficultés techniques et surtout que seule Christiane était encore concernée par ce problème. Cela a été démenti le lendemain par les intéressés.

Nous avons réédité notre demande de la tenue de réunions de locataires qui auraient pu dans ce cas mettre à jour plus vite ce problème bien avant qu’il ne l’a été jusqu’ici. NOREVIE a objecté qu’il ne reconnaissait qu’un référent adoubé par elle. Pour le bailleur, la création de l'association aurait été dirigée contre cette personne. 

La Confédération Général du Logement
 

Cette position est puérile dans le contexte et inadmissible car elle cache le déni d’un droit pour des locataires au pluralisme de leur expression et de leur organisation. On voit resurgir les vielles méthode de contrôle des locataires en mettant un « référent » entre eux et le bailleur chargé de faire passer la politique de celui-ci. Il n’est pas gênant en soi qu’un locataire ancien dans une résidence, mémoire des lieux, puisse jouer un rôle dans la concertation. Vouloir que dans une résidence cette personne soit le seul interlocuteur reconnu est inadmissible. Il n’y pas de question de personne dans ce domaine mais la reconnaissance de la liberté d’organisation des locataires et d’une association affiliée à la CGL dont la représentativité a été validée par les 30% des voix obtenus par sa liste lors de l’élection au Conseil d’Administration. Les réunions de locataires ne sont pas réservées aux seuls membres des associations. Celles-ci sont la mémoire collective des locataires et assurent un suivi du traitement des sujets et proposent des questions communes, chacun peut poser ensuite ses propres questions. Pourquoi pas le référent NOREVIE ? Les responsables de l’association entretiennent d’ailleurs des relations de voisinage tout à fait cordiales avec le « référent » et n’hésitent pas à solliciter son avis.

NOREVIE a encore des progrès à faire pour tourner le dos à ses archaïsmes et mener un vrai dialogue social dans lequel les associations tiendraient une vraie place.

 
 

Pierre FLAHAUT, Président d'Action Solidarité Logement-CGL a envoyé un nouveau courrier pour exprimer le désaccord de la CGL sur cette conception des relations bailleur-locataires. Cela fera l'objet d'une prochaine publication.

 
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Date de dernière mise à jour : 21/08/2016