Standards à la relocation ?

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Derrière ce terme un peu « jargon technocrate », se cache l’état dans lequel le locataire entrant doit trouver son nouveau logement et celui dans lequel il doit le laisser en le quittant.

Le locataire entrant, lorsqu’il reçoit les clés doit pouvoir « poser sa valise et ses meubles » sans avoir de travaux obligatoires à faire. C’est l’avis de la CGL mais aussi le discours que tient M. BRENOT, Directeur Général de NOREVIE.

Tout pourrait être simple s’il n’y avait à gérer un héritage lourd au niveau de l’état des logements remis à la location et de la pratique qui consiste à faire prendre en charge la remise en état par le locataire entrant, moyennant un pot de peinture et un rouleau de tapisserie.

Cette pratique est inacceptable notamment pour les personnes en incapacité de faire les travaux elles-mêmes : personnes âgés ou handicapées, femmes seules avec plusieurs enfants. Les exemples ne manquent pas.

Lorsque les uns mettent en avant la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (vis-à-vis des locataires et surtout des personnes démunies), les autres répondent priorités budgétaires (déjà arrêtées) et lutte contre la vacance des logements.

Derrière le papier peint ...La misère


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Fissures non traitées, anciennes peintures écaillées sous plusieurs couches de papiers peints. Au bout du compte il n’est plus possible de tapisser sur l’ancien papier. Il faut alors obligatoire de retirer l’ancien papier et c’est là que l’on découvre un état des murs impensable parfois et jusqu’à présent cela n’a gêné personne dans les services de NOREVIE.

Il y aussi les traces d’humidité parfois liées à des fuites non traitées parfois depuis des années dont les travaux ont été reportés en vue d’une hypothétique réhabilitation de logement.

 

Derrière le papier peint ...La misère


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Le Plan de Concertation Locative (PCL) signé entre NOREVIE et les représentants locaux des organisations nationales agréés en juin 2015 prévoyait la définition de nouveaux standards afin d’éviter des situations qui ne sont pas dignes d’un bailleur social.

En tout cas c’était l’objectif avancé…Après plusieurs réunions rien n’est fait…

Les organisations de locataires se sont abstenues sur le projet proposé.

Pour la CGL le projet est trop flou. Il ne garantit pas une équité de traitement entre tous les nouveaux locataires. Il laisse trop de marges à la personne qui fait l’état des lieux. Dans les faits, selon les remontées que nous avons, il y a autant de sortes d’état des lieux qu’il y a de Responsables de Secteurs

Le service Valorisation du Patrimoine est réticent à investir systématiquement dans une remise à niveau des murs.

Mais la CGL est plus que jamais décidée à être ferme contre ces blocages. Elle ne cautionnera pas un projet qui ne comportera pas des engagements précis comme le retrait des papiers peints « cache misère », remise en peinture des murs avec des produits adaptées. Nous voulons en finir avec la pratique qui consiste à donner quelques euros pour remettre en état un logement défectueux.

 

 

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